Pierre de Clerck a l’art de désamorcer les formats trop “corporate” en une demi-seconde. Présentation en une phrase ? Il grimace, plaisante, pousse le curseur. Et puis il revient à l’essentiel. Car derrière l’autodérision, il y a un professionnel très structuré, exigeant, et profondément attaché au terrain. Key Account Manager chez Magnitude depuis 2023, Pierre porte une casquette retail affirmée, avec une conviction simple : la performance se construit “petite brique par petite brique” et dans les détails, au plus près des équipes, des stocks, des chiffres et du quotidien en magasin. Son moteur ? L’humain, la précision, et l’envie d’accompagner les marques au-delà du reporting. Rencontre. 

Votre parcours est très “retail”, mais pas uniquement. Qu’est-ce qui vous a construit professionnellement ? 
Pierre : J’ai commencé par une école de commerce à Lille, le bachelor de l’EDHEC. Ensuite, j’ai travaillé chez Leroy Merlin sur un poste un peu particulier : de la logistique liée aux achats d’art, pour les shootings. Mon job, c’était de faire venir des milliers de références au bon endroit, au bon moment, pour des mises en situation, des catalogues, et aussi d’uniformiser les standards de packshot selon les univers. C’était très opérationnel, très process, très “exécution parfaite”. 

Et après ? 
Pierre : J’ai rejoint un ami qui montait une société de courtage en bâtiment. J’étais sur la commercialisation et le marketing. On travaillait comme des fous de 6h à 22h… et au bout de deux ans, j’ai eu l’opportunité de partir un an en Nouvelle-Calédonie. Là, j’ai appris l’oisiveté. J’ai fait beaucoup de plongé, j’ai fait la fête, j’ai pris mon temps. Et mine de rien, ça m’a fait du bien : apprendre à ne pas être stressé, à observer. 

Puis retour au retail ? 
Pierre : Oui. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai rejoint une marque française, JAQK, avec qui j’avais déjà collaborer par le passé lors de mon stage de fin d’étude, pour piloter les boutiques parisiennes, dont un flagship store où on créait des événements. Ensuite, j’ai évolué vers un rôle plus “réseau” : pilotage de magasins en France, franchisés, multimarques… C’est à ce moment que j’ai vraiment consolidé mon expertise retail. 

Et Magnitude, dans tout ça : qu’est-ce qui vous a amené ici ? 
Pierre : Je suis arrivé chez Magnitude au moment du Covid. Puis j’ai été débauché pour monter la structure commerciale d’une société dans le tourisme esthétique. Je suis resté trois ans avant d’être redébauché par Magnitude. 

Quel est votre rôle chez Magnitude?? 
Pierre : Officiellement, je suis Key Account Manager, avec une casquette plutôt spécialisée retail. Concrètement, je m’occupe du management des équipes en magasin pour des marques, du pilotage de corners, de la relation avec le grand magasin, et de tout ce qui aide à performer : les chiffres, le stock, le merchandising, l’organisation… L’idée, c’est que les équipes aient les bonnes conditions pour vendre, et que le client puisse prendre les bonnes décisions. 

Sur quels univers de marques intervenez-vous ? Avez-vous des secteurs “de prédilection” ? 
Pierre : Sur le retail, je travaille beaucoup avec des marques sport ou lifestyle. Mais en réalité, je suis assez “agnostique”. Étudiant, j’ai travaillé en magasin chez Norauto, Leroy Merlin, ainsi que dans des skate shops, et j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à évoluer dans ces différents univers, si demain on me confie un projet retail dans l’automobile ou autre, ça me fera plaisir. Ce n’est pas ce que je vends qui importe pour moi. Ce qui m’intéresse, c’est le terrain : comment tu rends un dispositif plus efficace et une équipe plus performante. 

À quoi ressemble une semaine type pour un Key Account Manager Magnitude ? 
Pierre : Ça dépend énormément des saisons, des projets … et des semaines?! Au moment de cette interview, nous sommes dans une intersaison : les soldes se terminent, et on commence déjà à travailler la collection suivante. Ce moment-là, c’est beaucoup de préparation : construire les outils d’analyse, structurer ce qui va permettre à la marque de lire ses performances, et préparer les équipes magasin pour qu’elles soient prêtes au lancement. C’est souvent sur ces changements de saison qu’on fait les gros chantiers, parce qu’une fois que c’est lancé, ce n’est pas le moment de casser ce qu’on a construit. Aussi, j’essaie autant que possible de garder une proximité avec le terrain. Premièrement pour maintenir le contact humain direct, mais aussi parce que le terrain a été ma première « maison » et qu’il finit toujours par me manquer. 

Et quand la saison est lancée, est-ce que votre quotidien change ? 
Pierre : Oui, on passe alors vraiment sur l’exécution et le management au quotidien. Je m’assure que chacun est à sa place, que les conditions de vente sont bonnes — au sens très concret : un magasin propre, un stock maîtrisé, des équipes qui connaissent bien les produits. Nous savons que les métiers du retail sont difficiles pour plusieurs raisons. Mon rôle est donc de maintenir l’implication, l’énergie, l’envie de faire bien. Pour cela, je m’appuie sur des relais managériaux, comme des responsables de corner, avec qui je collabore quotidiennement.  

Quelle place prend l’analyse de la performance dans vos missions ? 
Pierre : Elle est centrale?! Il y a l’analyse de nos chiffres, bien sûr, mais aussi la lecture de la concurrence, surtout en grand magasin : c’est indispensable de comprendre où on se situe au-delà de nos performances propres. Et selon les clients, je les aide aussi à prendre des décisions : achats de futures collections, arbitrages merchandising, stratégie sur un produit ou un autre… On est là pour éclairer, pas juste constater. 

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier et chez Magnitude ? 
Pierre : Je pourrais répondre “l’argent”, mais on va dire que ça dépend du mois… (rires). Plus sérieusement, ce que j’aime le plus, c’est mon ambiance de travail. Chez Magnitude, l’humour et la bonne ambiance sont au cœur de notre quotidien, et ça compte beaucoup. Et dans mes tâches ce que je préfère, c’est l’accompagnement. Quand tu travailles avec une marque qui part d’une page blanche, qu’elle arrive avec des objectifs mais sans historique, et que tu construis avec elle petit à petit : la logistique, l’offre produit, les équipes, la formation, les standards… Tu vois vraiment les progrès, brique par brique. C’est très stimulant et gratifiant de voir les résultats.  

Donc vous préférez “construire” plutôt qu’“exécuter” ? 
Pierre : J’avoue avoir un goût prononcé pour les lancements de projets. Ce moment où l’on doit tout construire, en partant de la page blanche. Des outils, au recrutement en passant par la compréhension des enjeux et la définition des moyens par lesquelles on va atteindre nos objectifs, chaque étape nous poussent à nous poser milles questions, à casser des barrières, ce qui est passionnant. Maintenant, c’est tout aussi intéressant de voir grandir un projet, d’ajuster quand c’est nécessaire et de voir les résultats de nos actions.  

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans votre métier ? 
Pierre : C’est un vrai point difficile — et surtout décisif?: le recrutement. Je suis convaincu que 90% de mon travail se joue là. Trouver la bonne personne, au bon endroit, au bon moment, ça change tout. Mais ce point «?difficile?» est ce qui me permet aujourd’hui de collaborer avec des personnes compétentes, aux qualités humaines indéniables et qui font avancer nos projets dans le bon sens.  

Qu’est-ce qui rend votre approche exigeante sur ce sujet ? 
Pierre : Je suis très pointilleux. Mes process de recrutement sont longs : trois, parfois quatre entretiens. Certains candidats se disent que vendeur, c’est “un métier facile”, et découvrent que non, pas chez moi. Parce que je vais moins chercher les compétences que le savoir-être. Les compétences, ça s’apprend. Le savoir-être et la capacité à faire vivre une réelle expérience d’achat, jamais. Et ça se voit dans la stabilité des équipes : je suis content d’avoir un des plus faibles taux de turnover sur certains dispositifs, parce que ça, pour moi, c’est directement lié au recrutement. 

Quelle est votre règle d’or quand vous recrutez ? 
Pierre : Le savoir-être, toujours. 

Qu’attendez-vous d’un manager ? 
Pierre : De l’empathie. Pas au sens “être gentil”, mais au sens comprendre les gens, les embarquer, les faire progresser. 

Un rituel dans votre quotidien de manager ? 
Pierre : Des points hebdo bien calés, et des ordres du jour précis. C’est mon côté rassurant… et un peu obsessionnel?! (Rires) 

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier aujourd’hui ? 
Pierre : Les gens que j’ai aidés à grandir. 

Professionnellement, qu’est-ce qui vous met en colère ? 
Pierre : La paresse. Pas au sens “ne rien faire”, mais la paresse intellectuelle?: le moindre effort, le renoncement à réfléchir, le fait de ne pas se poser de questions. L’une ouvre l’esprit, l’autre le ferme. 

Quel est votre combo “reset” après une grosse semaine ? 
Pierre : La pratique du sport et du théâtre et m’occuper de ma fille. C’est mon trio gagnant?pour me détendre ! 

Le conseil le plus utile qu’on vous ait donné ? 
Pierre : Toujours se demander “pourquoi”. 

Votre définition du succès ? 
Pierre : Le succès personnel. Pour moi, le travail sert surtout à s’accomplir dans sa vie personnelle. 
 
Si Magnitude était un film, ce serait… ? 
Pierre : Nos jours heureux. 

Et pour finir : une punchline qui donnerait envie de travailler avec Magnitude ? 
Pierre : Oula, aucune idée?! Chacun trouve ses raisons de venir travailler. Je vais plutôt partager un dialogue des 7 mercenaires qui trahi ma logique quand je prends une décision?:  

  • Vin :  » Ça me rappelle l’histoire de ce type à San Francisco qui s’était jeté dans un cactus après s’être mis tout nu ; moi aussi, je lui ai demandé pourquoi.  » 
  • Calvera :  » Alors ?  » 
  • Vin :  » Il m’a dit que sur le moment, l’idée l’avait tenté.? 

J’espère au moins que ça vous donnera envie de regarder le film (Rire) 

 

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