Régis Lauprete n’aime pas les détours inutiles. Quand on lui demande de se présenter “en une phrase”, il commence par le plus simple : président de Magnitude. Puis il s’arrête, réfléchit, sourit : “Me présenter moi ? Waouh, c’est chaud.” Ce mélange de pudeur, de franchise et de sens du concret résume assez bien son style. Chez Magnitude, il porte à la fois la colonne vertébrale financière de l’entreprise, un rôle de décision transversale, et une obsession très claire : tirer tout le monde vers le haut, sans perdre l’essentiel. Dans cette interview, il raconte la naissance de Magnitude, les choix qui ont façonné son ADN, et ce qui guide sa manière de diriger. Rencontre.
Au-delà du titre, Président, quel est votre rôle exact chez Magnitude aujourd’hui ? Que faites-vous vraiment au quotidien ?
Régis Lauprete : Je fais beaucoup de choses différentes. Au quotidien, je m’occupe de toute la partie financière de Magnitude : tout ce qui touche à la finance, la facturation, les sujets administratifs, les arbitrages… Ça englobe beaucoup. Et au-delà de ça, je me vois aussi comme celui qu’on vient voir pour trancher, décider, ou donner une vision. Je touche à des sujets très opérationnels de production, mais aussi à des sujets outils, à des sujets transverses… Je travaille avec tous les services. Je n’ai pas forcément l’expertise technique sur tout, mais j’essaie d’apporter un regard assez objectif, pour aider à la décision.
Pouvez-vous nous raconter l’histoire de la création de Magnitude ?
Régis Lauprete : La création vient d’une conjonction de plusieurs choses. Quand j’ai quitté l’agence précédente, je me suis posé la question : est-ce que je retourne dans un poste salarié ? C’était ma première expérience entrepreneuriale, donc j’avais du mal à me projeter en me disant que je pouvais refaire “par moi-même” ce que j’avais construit avec des associés.
Et puis il y a eu plusieurs éléments déclencheurs. D’abord, je me suis rendu compte que j’avais travaillé dans toutes les marques qui m’avaient fait rêver. Le seul truc qui aurait pu me tenter, c’était éventuellement l’outdoor… mais ça impliquait de déménager, donc ce n’était pas dans mes plans.
Ensuite, Philippe Rossignol est arrivé avec son associé Thierry. Ils avaient découvert le business de l’externalisation quand j’étais dans mon agence précédente, parce que je les avais sollicités à l’époque sur de la formation. Ils avaient vu la dynamique de croissance de ce marché, et ils m’ont envoyé un signal de confiance : “si tu veux monter quelque chose…” Ça compte.
En parallèle, la personne qui gérait et développait les outils dans mon ancienne agence était partie. Et elle est revenue vers moi en me disant : “J’ai continué à développer l’outil avec le développeur, on a fait un nouvel outil canon.” Pour moi, c’était déterminant : dans notre métier, quand on gère beaucoup d’humains, un bon outil est indispensable. Donc ça a commencé à faire une petite musique.
Et la dernière brique, c’était la production. Je me suis dit : si je me lance, il me faut quelqu’un qui assure la prod. Et pour moi, il n’y en avait qu’une : Joséphine Caillemer. Je l’ai sollicitée en lui parlant de la possibilité de créer une nouvelle boîte d’externalisation avec nos propres outils, qu’on ferait évoluer. Elle m’a dit oui. Et là, c’était parti. Son engagement a été très fort : elle a quitté son poste pour venir me rejoindre.
Et juste avant la création, il y a eu un dernier associé, un business angel, qui a amené le plus d’argent. Ça nous a permis de démarrer sans nous mettre au bord du gouffre : trouver un premier bureau, racheter et développer l’outil, lancer la machine. Je ne me suis pas payé pendant près d’un an, donc cet apport a aussi sécurisé le démarrage.
Pourquoi avoir appelé l’entreprise “Magnitude” ?
Régis Lauprete : Je voulais surtout éviter les noms “usuels” d’agences. Je voulais quelque chose de différent, qui envoie du mouvement, du dynamisme. Et je voulais aussi un nom lisible et compréhensible dans différents pays, parce que j’avais déjà en tête l’idée de pouvoir se développer en Europe, voire plus loin. J’ai travaillé plusieurs pistes, et “Magnitude” s’est imposé.
À quel moment vousêtes-vous dit : “Magnitude peut devenir une référence sur son marché” ?
Régis Lauprete : Je ne me le suis pas dit exactement comme ça. Mais je venais déjà d’une histoire où, en quelques années, on était devenus l’agence référence sport. Quand j’ai démarré, en 2011, à part Nike et Adidas, très peu de marques externalisaient. Et en 6–7 ans, on avait signé quasiment toutes les grandes marques du secteur. Donc en créant Magnitude, mon ambition initiale, c’était de redevenir un acteur majeur du sport.
Et puis rapidement, je me suis aperçu que ce qu’on faisait était applicable à d’autres secteurs. Là, l’ambition est devenur beaucoup plus forte.
Un autre point, c’est qu’on s’est retrouvés très vite en concurrence avec des agences très importantes. Sur les appels d’offres, on ne se retrouvait pas face à des “petits” acteurs : uniquement des mastodontes. Et pourtant, on faisait le match avec nos outils, nos process, notre manière de recruter, de former, de gérer la production, de manager les équipes. C’est là que je me suis dit : on peut devenir un acteur majeur. On n’y est pas, mais il y a du chemin.
Je dirais que cette conviction s’est vraiment structurée assez rapidement, au bout de deux ans, quand on voyait la liste des clients signés : des gros clients qui travaillaient avec de très grandes agences… et qui nous avaient choisis.
Faisons un flashback. Quelles ont été les grandes étapes de votre carrière, avant Magnitude ?
Régis Lauprete : Au début, je ne me projetais pas beaucoup, je n’avais pas une ambition “dessinée”. La bascule s’est faite quand j’ai commencé à travailler dans le sport : c’était un graal pour moi. J’ai travaillé chez Nike, puis chez Adidas. Chez ce dernier, je suis resté presque sept ans, à un moment charnière, avec beaucoup de possibilités d’évolution. Je suis quelqu’un de très curieux, avec une vraie soif d’apprentissage, et cette marque m’a permis de changer de poste, d’apprendre énormément. À travers ça, j’ai découvert mon potentiel.
Ensuite je suis passé dans la mode, et ces 15 années ont été très constructives. Puis il y a eu un moment charnière : une de mes dernières expériences, chez Geox, où j’ai lancé une filiale en France. J’avais tout à organiser (sauf le produit). Ça m’a mis la puce à l’oreille : j’aimais construire.
Puis, dans mon agence précédente, ils m’ont proposé de monter une structure dédiée à l’externalisation. Ils m’ont donné les moyens et carte blanche. Là, c’est parti. C’était le vrai basculement vers l’entrepreneuriat.
Est-ce qu’une de vos expériences vous a donné une “obsession” ?
Régis Lauprete : Mon obsession, c’est que tout le monde tire vers le haut, et que tout le monde soit bien.
En devenant dirigeant, qu’est-ce que vous avez dû désapprendre ?
Régis Lauprete : Avant, je fonctionnais énormément “par rapport à moi”. J’ai dû apprendre à fonctionner en tenant compte des autres, beaucoup plus. En salariat, tu es focus sur tes sujets. Tu travailles en équipe, mais quand tu quittes l’entreprise… tu quittes l’entreprise. Là, c’est différent. Tu ne peux plus te permettre de fonctionner comme ça. Tu dois rester connecté aux autres, en permanence.
Est-ce que vous avez vécu un moment dur qui vous a rendu meilleur ? Qu’est-ce que ça a changé ?
Régis Lauprete : Oui, et après cela, mon mindset a complètement évolué.
J’ai eu une période où je n’étais plus aligné avec mes anciens associés. Ça m’a fait tomber très bas, avec une grosse perte de confiance en moi. Je me suis fait aider, et en trois mois, j’ai remonté la pente. La personne qui m’a accompagné m’a aidé à comprendre ce qui se passait, à clarifier, à m’affirmer, à respecter mon opinion, à enlever mes peurs. À partir de là, ça a été un élan. Aujourd’hui, je ne crains plus l’échec. La seule peur que j’ai, c’est pour mes proches.
Et ce changement ne touche pas que ma vie professionnelle : ça touche aussi la vie personnelle. Je sens que ça a renforcé mon côté fédérateur. Quand tu es aligné, les gens le sentent. Et ils se sentent bien avec toi. Ça nourrit quelque chose de positif.
Si vous deviez expliquer Magnitude à un futur client en 30 secondes, vous diriez quoi ?
Régis Lauprete : Magnitude, c’est votre bras armé pour déployer sur le terrain tout ce que vous n’arrivez pas à faire en direct. Soit vous n’avez pas les moyens, soit vous n’avez pas les ressources internes, soit vous voulez tester un modèle, soit vous n’êtes pas sûrs. Mais nous, on est là pour ça : être la continuité de votre bras, sur le terrain.
Quelles sont, pour vous, les trois choses que Magnitude fait mieux que la plupart des concurrents ?
Régis Lauprete : En premier lieu, notre curiosité. C’est grâce à elle que nous comprenons très vite les univers de nos clients, et que nous proposons des solutions adaptées.
En second lieu, notre outil. Avec le recul, je me rends compte que pour une agence de notre taille, avoir un outil comme ça, c’est une chance énorme.
Quel problème récurrent chez les marques vous résolvez le plus souvent ?
Régis Lauprete : Les clients arrivent souvent avec une ambition et une vision du résultat, mais ils sont incapables de donner un process pour y arriver. Ils n’ont pas la méthode. Nous, en étant proches d’eux, en découvrant leur univers, on construit le chemin. Et comme on nourrit une “machine vertueuse” : chaque nouveau client bénéficie de tout ce qu’on a appris avec les autres.
Y a-t-il des sujets que vous refusez parce que ce n’est pas votre terrain de jeu ?
Régis Lauprete : Oui. On a testé des choses, et on s’est aperçu que ce n’était pas notre ADN. Les sujets où il faut envoyer du volume sans trop se poser de questions, ce n’est pas notre truc. Nous, on est dans des secteurs à forte valeur ajoutée, avec une vraie ADN produit, où il faut comprendre en profondeur la marque. Dès qu’il y a de la technologie produit, de la complexité, on se met vite à niveau. À l’inverse, la vente BtoC, ce n’est pas du tout notre domaine d’excellence.
Si on ouvre le capot : comment vous passez d’un brief à une exécution réussie ?
Régis Lauprete : On commence par observer, constater, relever, analyser. Ensuite, on revient avec des idées pour une première ébauche de plan. Puis il y a du brainstorming : on travaille ce qu’on a vu, on partage, on discute, et il sort toujours quelque chose d’intéressant.
C’est quoi, pour vous, une mission réussie ?
Régis Lauprete : La satisfaction client, clairement.
Comment vous garantissez la qualité quand ça scale, sur de gros volumes, parfois sur plusieurs pays ?
Régis Lauprete : On fait ce qu’on est capable de faire. On ne vend pas des choses irréalisables. Ça ne veut pas dire qu’on ne se challenge pas, mais on reste lucides. Et à chaque fois qu’on scale, on est obligés de revoir nos process, de revoir nos manières de faire, d’ajuster à une nouvelle dimension. C’est ça qui est excitant : scaler oblige à devenir meilleur. Ce n’est pas un autre métier, c’est le même métier, avec un niveau d’exigence plus élevé.
Un détail opérationnel que les clients sous-estiment souvent ?
Régis Lauprete : Les clients n’ont souvent aucune idée de la réalité sur le terrain. Ils projettent beaucoup. Souvent, nos interlocuteurs ne viennent pas du terrain, ils viennent du marketing. Et ils sous-estiment tous les petits détails opérationnels, qui mis bout à bout font la réussite… ou l’échec d’un projet. Mais c’est justement notre valeur : gérer tout ça pour eux.
Une erreur classique des marques sur le terrain, et comment vous la corrigez ?
Régis Lauprete : Très vite, on voit si l’ambition est cohérente. Et c’est là qu’on devient partenaire : on se dit les choses. On doit être ambitieux à la hauteur des attentes, mais aussi capable de raisonner. Opérationnellement, tout n’est pas faisable. Donc on challenge, on ajuste, et on construit un plan réaliste.
Déployer en Europe : ça veut dire quoi concrètement pour Magnitude ?
Régis Lauprete : Pour moi, c’est assez naturel. J’avais déjà créé des réseaux européens dans mon expérience précédente et j’avais adoré ça. Et puis on est une petite agence qui travaille avec de grands groupes internationaux. Ces groupes te disent souvent : “C’est génial ce qu’on fait avec vous… mais pouvez-vous le déployer dans d’autres pays ?” Quand on te le demande dix fois, ça devient un sujet stratégique.
Dès la réflexion sur le nom, je l’avais en tête : il fallait que ce soit lisible à l’international. L’Europe est une première étape, et c’est logique dans un monde globalisé.
Comment vous recrutez, structurez et animez ce réseau international ?
Régis Lauprete : Je choisis des agences partenaires, je les sélectionne, je les teste. Il m’est arrivé d’en changer en cours de projet si je n’étais pas satisfait. Je m’appuie beaucoup sur mon réseau pour identifier les meilleures agences, puis on consolide. Le partenariat se construit en travaillant ensemble, en passant aussi des difficultés ensemble. Et je choisis aussi des partenaires qui ont la même ambition que nous : se développer à l’échelle européenne.
Une leçon apprise à l’international ?
Régis Lauprete : Les habitudes de travail sont très différentes d’un pays à l’autre, même quand on fait “le même métier”. Les différences culturelles ressortent énormément. Il faut savoir comprendre, parfois s’adapter, parfois imposer notre façon de faire. Et surtout : il faut aller voir les gens. Mes chefs de projet se plaignaient au début parce qu’ils ne comprenaient pas certaines manières de travailler. Je leur ai dit : allez visiter les agences. Et quand ils y sont allés, qu’ils ont vu les locaux, discuté avec les équipes, compris le contexte… tout a changé. Depuis un bureau, on appréhende très mal ces différences.
Selon vous, comment le retail va évoluer dans les 2–3 prochaines années ?
Régis Lauprete : Le retail va être de plus en plus connecté au digital. On annonçait sa mort après le Covid, mais il est reparti. Et même les pure players ouvrent des magasins physiques : preuve que le tout digital ne suffit pas. Donc le retail continue, mais il sera plus connecté, et surtout plus expérientiel. On veut vivre des expériences, parce que ça crée des émotions, et c’est ça qui reste.
Sur quoi les marques vont devoir devenir meilleures ?
Régis Lauprete : L’expérience. Je trouve qu’elles ne la travaillent pas assez. Souvent, il y a trop d’uniformisation, et ça tue la saveur. L’expérience n’est pas assez personnalisée selon les régions du monde, selon les pays. À force de vouloir tout uniformiser, l’expérience manque de caractère, de connexion avec une réalité locale. Et là-dessus, les marques ont une vraie marge de progression.
C’est quoi votre règle d’or quand vous recrutesz?
Régis Lauprete : Il ne faut pas me raconter des histoires : il faut faire la vérité.
Qu’est-ce que vous attendez d’un manager chez Magnitude ?
Régis Lauprete : Qu’il fasse élever le niveau de ses équipes. Qu’il rende les gens meilleurs.
Qu’est-ce qui vous rend le plus fier dans l’équipe aujourd’hui ?
Régis Lauprete : De voir que beaucoup sont là depuis le début ou presque. De les voir évoluer, prendre des responsabilités, assumer des pressions plus fortes, des projets plus complexes, des équipes plus importantes. Les voir grandir.
Qu’est-ce qui fait que les équipes de Magnitude restent fidèles ?
Régis Lauprete : On est dans la vérité. Je n’aime pas trop le mot “bienveillance” parce qu’il est galvaudé, mais il y a un peu de ça. Ici, on se dit les choses. Que ce soit bien ou moins bien, on se le dit. Et il faut être capable d’entendre le bon et le moins bon. Ça veut dire être à l’écoute de soi, et être capable d’évoluer.
Un rituel interne qui vous ressemble ?
Régis Lauprete : Il n’y a pas de rituel “officiel”, mais j’aime beaucoup le fait que les équipes aient naturellement envie de se voir en dehors du boulot. Ce n’est pas forcé, ce n’est pas poussé. Et ce n’est pas juste du one-to-one : ils aiment se retrouver tous ensemble. Ça dit quelque chose du collectif qu’on essaie de créer… et du fait qu’il existe vraiment.
LA BOITE A QUESTIONS
Qu’est-ce qui vous met en colère professionnellement ?
Régis Lauprete : Qu’on me mente. Je déteste le mensonge.
Ton “tic” de dirigeant (avouable) ?
Régis Lauprête : Démarrer la journée avec une séance de renforcement musculaire au réveil.
Ton super-pouvoir en mission… et ton talon d’Achille ?
Régis Lauprête : L’écoute et l’empathie… et être en retard (mais je me soigne ?).
Si Magnitude était un objet, ce serait quoi ?
Régis Lauprête : Un détecteur de mensonge.
Si Magnitude était une chanson (ou un film), ce serait laquelle/lequel ?
Régis Lauprête : Top Gun.
La phrase que tu ne supportes plus en réunion ?
Régis Lauprête : “Je pense que…”
Ton plus grand luxe du quotidien ?
Régis Lauprête : Mon équilibre de travail domicile/bureau.
Ton combo “reset” après une grosse semaine (musique, sport, bouffe, endroit) ?
Régis Lauprête : Sport avant tout, puis musique et amis.
Le conseil le plus utile qu’on t’ait donné (et que tu donnes souvent).
Régis Lauprête : Attention aux petits arrangements avec soi-même.
Si tu devais choisir : toujours avoir raison ou toujours convaincre ?
Régis Lauprête : Toujours convaincre.
Le truc le plus inattendu qu’on pourrait trouver sur ton bureau / dans ton sac ?
Régis Lauprête : Des cartes de visites ! Je ne sais pas pourquoi je les garde car je ne m’en sers plus… sûrement de la nostalgie !
Ta définition de “succès” en une phrase.
Régis Lauprête : Combiner résultats et bien vivre ensemble.
Dernière question : une punchline pour donner envie de bosser avec Magnitude ?
Régis Lauprête : Magnitude, le meilleur partenaire pour accompagner vos ambitions de développement.
Régis Lauprête résume Magnitude comme un “bras armé” : une extension terrain capable de transformer une ambition en plan concret, puis en exécution solide — avec des outils, de la curiosité, de la méthode, et une culture de la vérité. Derrière les process et les chiffres, il y a une ligne claire : refuser les “histoires”, préférer les faits, et tirer les équipes vers le haut pour que chacun grandisse avec l’entreprise. C’est probablement ce qui explique la fidélité des collaborateurs… et la trajectoire de Magnitude depuis ses débuts.
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