Chez Magnitude, Elise Tran occupe un rôle que l’on ne remarque presque plus quand tout fonctionne. Responsable Administrative et Financière, elle veille à ce que les contrats soient cadrés, les factures contrôlées, les paies sécurisées, les prestataires suivis, les véhicules attribués, le matériel disponible, les outils opérationnels… et que chacun puisse avancer dans de bonnes conditions. Avec Elise, la rigueur n’a rien de froid : elle est douce, précise, attentive, presque maternelle parfois, mais toujours très structurante. Elle fait partie de ces personnes qui tiennent la maison sans chercher la lumière, avec le goût du travail bien fait, un sens aigu du détail, et une capacité rare à rendre simple ce qui ne l’est jamais vraiment. Rencontre avec “Super Elise”, comme elle pourrait presque se présenter elle-même.
Quel est votre rôle exact chez Magnitude aujourd’hui ?
Elise Tran : Chez Magnitude, j’ai un rôle très transverse. Mon titre est Responsable Administrative et Financière, mais dans les faits, j’ai plusieurs casquettes : la gestion des fournisseurs, le suivi du parc automobile, les achats de fournitures et de matériel informatique, certains sujets RH, la paie, les contrats, la relation avec les prestataires de comptabilité et de paie… J’ai aussi beaucoup travaillé sur les sujets ESG et en particulier sur la mise en place de la labellisation B Corp.
Je suis un peu au carrefour de beaucoup de sujets. Mon rôle, c’est de faire en sorte que les choses soient cadrées, suivies, sécurisées, et que les équipes puissent travailler dans les meilleures conditions possibles.
Avez-vous une journée ou une semaine type ?
Elise Tran : Non, pas vraiment. Je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup de semaines types chez Magnitude ! En revanche, j’ai des temps forts récurrents, notamment autour de la paie. Comme je suis l’intermédiaire avec nos prestataires de paie et de comptabilité, il y a des périodes plus structurées en début et en milieu de mois.
Mais au quotidien, les sujets changent beaucoup. Il peut y avoir un point urgent sur un contrat, une question sur une note de frais, un sujet de voiture, un besoin de matériel, une facture à contrôler, un élément de paie à vérifier… C’est très varié. Et c’est aussi ce qui rend le poste intéressant.
Qu’est-ce qui vous a le plus occupée ces derniers mois ?
Elise Tran : L’important programme de force de vente pour Kiwi a beaucoup mobilisé les équipes. De mon côté, cela concernait surtout toute la partie administrative : les contrats, les changements à organiser?: la gestion des voitures, du matériel, les ajustements liés aux mouvements d’équipes…
Ce sont parfois des sujets très concrets, très opérationnels, mais ils prennent du temps et ils sont essentiels. Un changement de véhicule, un contrat à modifier, un matériel à réattribuer, une information à faire circuler : pris séparément, ce sont des détails. Mais mis bout à bout, ce sont ces détails qui permettent à un programme de fonctionner.
Justement, votre métier est souvent invisible quand tout va bien. Est-ce quelque chose que vous ressentez ?
Elise Tran : Oui, complètement. Quand tout roule, c’est normal. Et c’est très bien comme ça, d’ailleurs : l’objectif est que ce soit fluide. Mais quand quelque chose ne roule plus, on se rend compte que ce n’est pas si évident de faire fonctionner les choses de manière fluide.
Moi, j’aime quand c’est maîtrisé, quand c’est propre, quand je connais mon sujet. Il y a des sujets sur lesquels je suis moins à l’aise au départ, notamment quand ils sont très techniques. Mais une fois que je me mets dedans, j’avance. Je peux mettre un peu de temps à démarrer… mais après, ça déroule.
Vous avez un peu un rôle de «?tour de contrôle?» chez Magnitude ?
Elise Tran : Oui, je pense. Je suis un garde-fou sur beaucoup de choses, y compris des points administratifs qui peuvent sembler secondaires mais qui ne le sont jamais vraiment.
Je comprends que, pour les équipes opérationnelles, l’administratif ne soit pas leur quotidien. Mais justement, mon rôle est de sécuriser ces sujets, de rappeler les règles, d’alerter quand il y a un risque, et de faire en sorte que l’entreprise reste bien cadrée. C’est un travail de vigilance permanente.
Quel a été votre parcours avant d’arriver chez Magnitude ?
Elise Tran : J’ai commencé dans une première agence du secteur en tant que responsable de clientèle. J’ai découvert cet univers, et il m’a plu. Ensuite, j’ai eu l’opportunité de travailler sur les trois grands métiers du secteur : la force de vente, l’animation commerciale et le merchandising.
Je suis donc d’abord allée sur des fonctions très liées à la production et à la gestion de programmes. Puis, progressivement, j’ai évolué vers des sujets de gestion d’entreprise. Dans une autre structure, j’ai eu une double casquette : je gérais encore deux gros clients, mais j’étais aussi devenue le bras droit d’un des associés fondateurs sur des sujets administratifs, financiers et organisationnels.
C’est comme ça que j’ai appris une grande partie du métier que je fais aujourd’hui : la gestion d’entreprise, la flotte automobile, les sujets RH, les prestataires, la paie, la comptabilité… Et détail amusant : j’ai longtemps géré des parcs automobiles sans avoir le permis. C’est peut-être mon meilleur fun fact professionnel?!
Vous vous êtes formée sur le terrain ?
Elise Tran : Oui, beaucoup. J’ai une formation initiale en commerce international, puis en école de commerce avec une option marketing et communication. Mais une grande partie de mes compétences actuelles s’est construite en travaillant avec des prestataires extérieurs, notamment sur la paie et la comptabilité.
Je n’ai jamais aimé attendre qu’on me donne l’information. Quand je ne sais pas, je vais chercher. Je me renseigne, je vérifie, je pose des questions, puis je fais valider. C’est comme ça qu’on apprend vraiment. Aujourd’hui, avec l’IA, certaines recherches sont plus rapides, mais à l’époque, c’était beaucoup de recherche, de vérification et d’échanges avec les bons interlocuteurs.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous concentrer davantage sur la gestion d’entreprise ?
Elise Tran : Je pense que c’est venu naturellement. J’avais fait le tour de plusieurs métiers opérationnels de notre secteur d’activité : force de vente, animation, merchandising. Et je sentais que ce qui me correspondait le plus, c’était la gestion, l’organisation, la rigueur, le fait de sécuriser les choses.
J’aime alerter, anticiper, éviter les problèmes. Quand je vois un risque, je le dis. Ensuite, chacun prend sa décision, mais au moins l’information est posée clairement. C’est important pour moi : mon rôle est aussi de permettre à l’entreprise d’avancer en connaissance de cause.
Qu’est-ce qui vous stimule le plus dans votre quotidien ?
Elise Tran : Le travail bien fait. La rigueur. Le fait que tout soit fluide, propre, maîtrisé. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est très satisfaisant.
J’aime aussi comprendre les sujets en profondeur. Quand je maîtrise à 1000 % mon sujet, je suis bien. Et même quand je ne maîtrise pas tout au départ, j’aime aller chercher, comprendre, structurer.
À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus difficile dans votre métier ?
Elise Tran : La charge mentale. Devoir penser à beaucoup de choses, pour beaucoup de personnes. Pour que tout roule, il faut anticiper, se souvenir, relancer, vérifier, contrôler. Et forcément, ça demande beaucoup d’attention.
Je ne suis pas infaillible, bien sûr. Mais je m’impose de ne rien oublier. Ou en tout cas, de mettre en place les bons systèmes pour ne pas oublier. D’où les listes, les notes, les rappels… Il faut trouver les bons outils pour que les choses soient suivies.
Avez-vous une obsession professionnelle ?
Elise Tran : Oui : que tout soit parfait?! Je sais que c’est parfois un peu trop. Mais dans mon métier, ce perfectionnisme est aussi utile : il permet de voir ce que d’autres ne voient pas, de repérer les incohérences, de sécuriser les sujets.
Pour vous, quelle est la signature de Magnitude ?
Elise Tran : Je dirais que c’est un bon équilibre entre exigence et opérationnel. Magnitude est une entreprise très concrète, très terrain, mais avec un haut niveau d’exigence dans la manière de faire.
Il y a aussi une culture de l’amélioration continue. On fait, on apprend, on ajuste. Et comme l’entreprise grandit vite, il faut sans cesse structurer davantage, poser des cadres, fluidifier les process. C’est ce qui rend l’aventure intéressante.
Vous avez aussi contribué aux sujets RSE, ESG et à la labellisation B Corp de Magnitude. Quelle est votre relation à ces sujets ?
Elise Tran : J’y ai beaucoup contribué, oui, et je continue à suivre certains sujets. Ce sont des démarches exigeantes, parce qu’elles obligent à documenter, structurer, prouver, améliorer. Elles demandent de la méthode.
Ce que j’aime dans ces sujets, c’est qu’ils donnent un cadre. Ils obligent l’entreprise à se poser les bonnes questions : comment on fonctionne, comment on progresse, comment on formalise nos engagements, comment on suit nos actions. Et chez Magnitude, c’est cohérent avec la manière dont l’entreprise se développe : on grandit, mais on essaie de le faire sérieusement, avec attention.
Vous utilisez l’intelligence artificielle dans votre métier ?
Elise Tran : Avec prudence. Je ne suis pas dans la défiance totale, mais je reste méfiante. Je l’utilise quand cela peut m’aider à aller plus vite, mais je sais que tout dépend de la précision de la demande. Si la formulation n’est pas assez claire, la réponse peut partir dans tous les sens.
Dans mon métier, la vérification reste indispensable. On peut gagner du temps, mais on ne peut pas déléguer le discernement. Et encore moins la responsabilité.
Quelle est votre règle d’or quand vous travaillez ?
Elise Tran : Une to-do list… Écrite ou dans ma tête?! Même si, soyons honnêtes, elle est rarement suivie exactement comme prévu, parce qu’il y a toujours un sujet qui arrive le matin et qui change l’ordre des priorités.
Qu’est-ce qui vous rend la plus fière chez Magnitude aujourd’hui ?
Elise Tran : Son développement. Et le fait d’y avoir contribué, directement ou indirectement. En quelques années, l’entreprise a énormément grandi : le chiffre d’affaires, les équipes permanentes, les collaborateurs sur le terrain, le nombre de véhicules, le matériel, les outils…
Quand on voit le chemin parcouru, c’est impressionnant. Et c’est aussi très concret pour moi, parce que cette croissance se voit dans mon quotidien : plus de contrats, plus de paies, plus de voitures, plus de matériel, plus de sujets à structurer. C’est exigeant, mais c’est aussi une vraie fierté.
Professionnellement, qu’est-ce qui peut vous mettre en colère ?
Elise Tran : De devoir répéter trop souvent la même chose. Je sais que l’administratif n’est pas le quotidien de tout le monde, et je le comprends. Mais quand une règle a été expliquée plusieurs fois, il faut trouver une manière de s’en souvenir : noter, mettre un rappel, garder un mémo…
Boîte à questions
- Le mot que vous utilisez trop au travail ?
Elise Tran : Probablement “Attends?!”
- Votre tic professionnel avouable ?
Elise Tran : Pâtisser. Ce n’est pas écrit dans ma fiche de poste, mais j’adore régaler mes collègues.
- Votre super-pouvoir professionnel ?
Elise Tran : La mémoire. Je retiens beaucoup de choses. Mais dans mon métier, c’est utile.
- Votre talon d’Achille ?
Elise Tran : Le perfectionnisme. J’ai du mal à laisser un sujet imparfait, même quand il faudrait peut-être accepter que “suffisamment bien” est parfois suffisant.
- Si Magnitude était une chanson ou un film ?
Elise Tran : Le générique de Happy Days. Pour l’énergie, le collectif, et ce petit côté joyeux qui fait du bien.
- La phrase que vous ne supportez plus en réunion ou au téléphone ?
Elise Tran : “Oui, mais…”
- Votre plus grand luxe au quotidien ?
Elise Tran : L’autonomie. La liberté de proposer un cadre, une solution, une manière de faire. Je ne fais pas les choses sans validation, bien sûr, mais on attend de moi que je vienne avec des propositions. Et c’est précieux.
- Votre combo “reset” après une grosse semaine ?
Elise Tran : Le fitboxing. C’est un mélange de renforcement, cardio et boxe sur sac connecté. On mesure la puissance, la synchro, l’énergie… Au début, j’étais dans les derniers du classement en fin de séance. Maintenant, je vise le podium. Je crois que Magnitude a développé mon esprit de compétition?!
- Le conseil le plus utile qu’on vous ait donné ?
Elise Tran : De travailler ma communication orale. J’ai appris à dire les choses avec plus de rondeur, même quand le fond reste exigeant. C’est très utile dans un métier où il faut parfois rappeler des règles.
- Si vous deviez choisir : toujours avoir raison ou toujours convaincre ?
Elise Tran : Toujours avoir raison… Mais j’accepte d’avoir tort?!
- Le truc le plus inattendu qu’on pourrait trouver sur votre bureau ou dans votre sac ?
Elise Tran : Des gâteaux. Et probablement une liste quelque part?!
- Votre définition du succès en une phrase ?
Elise Tran : La satisfaction du travail bien fait.
- Et pour finir : une punchline qui donnerait envie de travailler avec Magnitude ?
Elise Tran : Tout va bien se passer?!